Footbal, sport et glace. À première vue, la connexion n'est pas évidente. Mais en éteignant la télévision et en allant au stade, vous comprendrez : c'est un triangle amoureux qui dure depuis plus d'un siècle. Une fraîcheur douce en journée chaude, alors que des millionnaires courent sur le terrain et les tribunes sont en ébullition. La glace n'est pas simplement un dessert pour les supporters. C'est un rituel, une industrie et même une partie de la stratégie (au sens figuré). Commençons à comprendre comment le crème glacée et le football se sont entrelacés dans la tradition mondiale.
Déjà dans les années 1920, des marchands de glace ont fait leur apparition sur les stades anglais. Les supporters, fatigués des cris et du bruit, avaient besoin de se rafraîchir. Aux États-Unis, on vendait de la glace dans des gobelets en wafer aux matchs de baseball depuis les années 1930. Le football a adopté cette tendance plus tard, dans les années 1950, lorsque les réfrigérateurs sont devenus massifs. Dans les années 1960, la glace est devenue un symbole du «dolce vita» pour les supporters sur les stades italiens (Milan, Turin). Aujourd'hui, en 2026, il est difficile d'imaginer un match de football sans chariots de glace dans les couloirs. Au Brésil, sur le Maracana, on vend de la glace en criant «Sorvete! Sorvete!», couvrant le rugissement de la tifosi.
Les raisons sont la physiologie et la psychologie. En journée chaude (et de nombreux championnats ont lieu en été), la glace abaisse la température du corps, aide à ne pas surchauffer. Pendant la pause entre les mi-temps, le supporter dépense de l'énergie à crier, applaudir, frapper du pied. La glace fournit un sucre rapide (glucose), nourrissant le cerveau et les muscles. Les récepteurs gustatifs veulent aussi se faire plaisir : le sucré provoque la libération de dopamine, renforçant le bonheur de la partie. De plus, la glace est un liant social. Partager une glace avec son voisin sur la tribune, rire de la cuillère tombée — tout cela rapproche. Et c'est pratique : manger un bâton de glace, il n'y a pas de déchet (sauf la serviette).
Les supporters votent non seulement avec des drapeaux, mais aussi avec leurs portefeuilles. En Europe, la meilleure glace sur les stades est réputée être celle de l'Allianz Arena à Munich. Là, on vend du gelato de la fabrique locale «München Gell», avec de la bière de seigle. Dans le Camp Nou à Barcelone, on vend un sorbet à la fraise et au citron, rappelant les marchés catalans. Dans le Santiago Bernabéu à Madrid, on vend une glace au beurre avec des morceaux d'alfajor (gâteau). Dans l'Emirates à Londres, un sorbet à la pomme, en hommage aux jardins anglais. Dans les Louches à Moscou, on peut trouver une glace selon le norme soviétique (15% de graisse), vendue en brique — une nostalgie pour les générations plus âgées.
Les clubs de football ont longtemps compris que la glace n'est pas seulement de la nourriture, mais aussi un moyen de gagner de l'argent et de fidéliser. «Bayern Munich» sort une série limitée de glace dans les couleurs du club (rouge, bleu, blanc). «Manchester United» vend des glaces avec le logo du club. «Paris Saint-Germain» vend de la glace avec l'image de Mbappé sur l'emballage. En 2026, la marque italienne «Gelateria Calcio» a créé une série «Saveurs légendes» : glace «Maradona» (caramel avec du rhum), «Baggio» (chocolat avec du chili), «Malдини» (amande et miel). Une partie des bénéfices est reversée aux écoles de football pour enfants.
Les finales des grands tournois ne se passent pas sans glace. Selon les statistiques, les ventes de glace dans le pays hôte augmentent de 300% le jour du final du championnat du monde. En 2018, en Russie, la glace était vendue sur le parvis du stade pendant la finale, dans des gobelets de la marque «Match». En 2022, au Qatar, à cause de la chaleur, la glace était littéralement un sauvetage — elle était distribuée par des volontaires avec des chariots. En 2026, lors de la finale aux États-Unis (MetLife Stadium), on s'attend à un record : 50 000 portions en une soirée. Les organisateurs ont apporté des réfrigérateurs pour les wafers pour qu'ils ne fondent pas sous le soleil du New Jersey.
Que font les joueurs eux-mêmes ? Peuvent-ils manger de la glace ? D'une part, elle contient beaucoup de sucre et de graisse, ce qui est mauvais pour la forme. D'autre part, les diététiciens des clubs de premier plan permettent même une glace raisonnable (un éclair après le match). Par exemple, Cristiano Ronaldo s'autorisait une glace pour l'anniversaire de son fils. Lionel Messi préfère le sorbet (sorbet) sans lait. Après la victoire en championnat au Manchester City, les joueurs reçoivent de la glace avec du champagne. Cependant, les entraîneurs ne recommandent pas : mieux vaut un barre de protéines. Cependant, pour les supporters, la glace n'est pas pour les sportifs, c'est pour eux-mêmes.
Il y a plein de mèmes sur l'Internet sur la glace et le football. Classique : «Si ton équipe perd, le crème glacée adoucit la douleur». Ou : «Le juge a mangé de la glace et n'a pas vu le penalty». En 2025, un clip sur Twitter s'est viralisé où un fan du Liverpool mange une glace et pleure, après que Everton ait marqué un but dans les dernières minutes. Pendant le championnat du monde 2026, un défi #IceCreamGoal sera lancé sur les réseaux sociaux : filmer le moment où vous mangez de la glace au moment où votre équipe marque un but.
Le monde du football est un, mais les saveurs de la glace diffèrent. Au Japon, on vend de la glace au goût du miso-soup et de l'unagi (écrevisse). Au Mexique, avec du piment chili et du citron, pour «brûler» les tribunes. Au Brésil, de la glace avec de l'acai (baie) et de la canne à sucre. En Australie, avec du vego (pâte salée), mais pour les extrémistes. En Angleterre, on a essayé de lancer une glace au goût du shepherd's pie, mais l'expérience a échoué. En Russie, il y a aussi une offre unique : dans les Louches, on peut acheter une glace au morse (sureau) et à la baie d'églantier — aigre-douce, rafraîchissante.
Les supporters de football sont un peuple superstitieux. Certains mangent de la glace avec une seule main, d'autres mangent en une certaine séquence (d'abord au chocolat, puis à la vanille). En Italie, il y a une croyance : si tu manges de la glace aux amandes avant un derby, ta équipe ne perdra pas. En Allemagne, les supporters achètent de la glace sur le stade seulement après qu'ils aient marqué un but — sinon, ils peuvent «maudire». Au Brésil, il est coutume de boire de l'acai avec une paille, comme un talisman.
Footbal, sport et glace sont les trois piliers sur lesquels repose le bonheur du supporter. Terrain, jeu, douceur. Sans l'un d'eux, la soirée serait incomplète. En 2026, lorsque le monde se réunira à nouveau sur les stades, n'oubliez pas de vous arrêter au stand de glace. Achetez deux glaces. Une pour vous, l'autre pour votre voisin sur la tribune. Le football unit, et la glace rend cette union plus douce.
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